Quelques nouvelles petites Racontottes que j'ai souvent le plaisir de conter. Parfois cruelles, parfois drôles, mystérieuses ou féeriques,

elles sont toutes le reflet d'époques disparues.

Des chevaux labouraient les champs, des charrettes, des pataches

parcouraient les chemins et les routes poussiéreuses.

Les messieurs portaient béret ou chapeau selon leur condition

sociale, les dames des jupons superposés, de longues jupes ou de

belles robes, des corsets serrés et des bibis à voilette.

La république, la troisième, était de retour, on parlait de revanche et

de récupérer l'Alsace Lorraine. On ignorait encore qu'une sale grande

guerre ferait des millions de morts, et que vingt années plus tard il y

en aurait une nouvelle.

La belle société s'amusait follement à Paris, la "Ville Lumière".

Dans les campagnes il n'y avait pas encore l'électricité ni le

téléphone. On parlait de "La Belle Epoque".

Mais c'était dur pour les pauvres gens, et l'espérance de vie

était d'environ quarante-cinq ans.

Je vous livre ces histoires sans nostalgie pour ce temps-là, mais avec

tendresse et curiosité, mes grands-parents eurent quinze ans à cette

époque.

Jean-Louis Sauzade

Edition : Le Trouve Feuille, août 2025

Genre : Contes

ISBN :979-1-042484-06 4

public : tout public

Format : 13X18cm,

Nombre de pages : 194

livre version papier : 15€

livre version numérique : nc

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Jean-Louis Sauzade             Nouvelles Racontottes

du même auteur :                                           théâtre tout public : Le café des amies - Janet et la crébistouille - Fanfaron

théâtre jeune public : La grippe lapone - le secret du senor sonador - Lila et Milos

   Contes :Racontotte des cabanons - Autour d'un certain chaperon - Les enfant de Pah et Shakouroun

Humour :   Cacodingodico

Photographies : couleur, noir et blanc

Pourquoi ces cabanons de vignes ?


Vous les avez vus depuis la route, le chemin, ou bien mieux encore, vous vous êtes approchés pour les admirer de près. Ils sont des dizaines, petite constructions de pierre au toit de tuiles rouges, pour la plupart flanquées d'un arbre : pêcher, micocoulier, chêne. On les trouve en bordure d'une vigne, assez loin du village ou même de toute ferme. Ils ont souvent été bâtis dans la deuxième moitié du XIXème siècle, voire le début du XXème. L'agriculture à cette époque pas si lointaine n'est pas encore motorisée, c'est le cheval ou le mulet qui tire charrette et charrue, et leur pas lent ne permet pas plusieurs aller-retours à la ferme dans la journée. Ils répondent donc à plusieurs besoins, et ont toujours eu plusieurs fonctions.

En première utilisation, ce sont des lieux de stockage : on y trouve quelques outils, du soufre contre l'oïdium, de la bouillie bordelaise pour lutter contre le mildiou, une petite réserve d'eau !

Ils sont aussi des abris pour la halte de midi, quand le soleil cogne dur, et que le cheval ou le mulet sont attachés sous l'arbre, tandis que le vigneron s'offre une petite sieste réparatrice. Ils sont encore rendez-vous de chasse, on s'y rassemble autour d'un petit feu, on y grille deux saucisses et on s'y raconte quelques galéjades locales, en savourant un petit coup du bon jus de la treille. Ils sont également le lieu du joyeux repas des vendangeurs, lors de la récolte.

Ils peuvent aussi avoir été le théâtre de quelques tragi-comédies plus singulières ! Souvent réalisé par le vigneron lui-même (aidé de sa famille et d'amis), il est simple de structure : il ne s'agit pas de faire joli, mais de faire fonctionnel. Le cabanon est petit, réduit à une seule pièce, et muni d'une seule porte, quelques mètres carrés. On le bâtit en hauteur parfois, pour faire « à l'étage » une pièce supplémentaire pour le foin – et un petit lieu de repos. II peut aussi abriter une cheminée pour faire griller la saucisse, une cuve pour stocker l'eau de pluie. Parfois il s'orne d'encadrements de briques rouges, de génoises.

Les plus grands sont devenus de véritable petits mazets que l'on retrouve à louer pour les vacances, parfois fort cher ! Mais ce ne sont plus des cabanons !